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mardi 21 avril 2026

[décryptage] Impact et Utilité sociale, entre suivi et évaluation ?

 

Tentative de définition de l'Utilité Sociale

 

 Comme une réponse...

  • aux défaillances du Marché
  • à l'absence de prise en charge par l'Etat  

L'utilité sociale s'inscrit dans la longue histoire du suivi à l'évaluation -  des politiques et projets sociaux.

 

Du suivi à l'évaluation

Là où le suivi implique généralement de "surveiller les progrès par rapport à des objectifs identifiés en amont", l'évaluation "elle, permet d’évaluer la justification et la pertinence du programme plus largement. L’évaluation, le plus souvent externe, peut décrire et estimer n’importe quel aspect d’une politique, d’un programme ou d’un projet et analyse en priorité́ le succès -ou non- des actions menées".

De là, l'évaluation d'impact est née pour saisir et "tenter d’établir s’il existe un lien de cause à effet entre un projet et un changement dans la vie des bénéficiaires, directs et indirects et dans leur environnement le plus large". 

Cette approche est née d'une demande commanditée des bailleurs de fonds.

 

"L’impact est : « la situation issue de l’ensemble des changements significatifs et durables

positifs ou négatifs, prévus ou imprévus, dans la vie et l’environnement des personnes et des groupes et pour lesquels un lien de causalité direct ou indirect peut être établi avec l’action de développement" 

Le F3E

 

Les critères sont donc davantage tournés vers la gestion :

  • pertinence
  • cohérence
  • efficacité
  • efficience
  • viabilité... 

 

L'utilité sociale comme souhait de s'auto-évaluer

La démarche d'utilité sociale permet "d'analyser les impacts directs et indirects d'une activité sur un territoire, un périmètre donné" (Fédé. des CS de Paris).

 


Elle permet ainsi depuis les années 1990 comme outil de dialogue avec les financeurs, et ainsi "de reprendre la main sur le processus d'évaluation grâce à une approche globale et pour tous, de favoriser la concertation et la co-construction entre acteurs publics et de l'ESS".

 

Des critères pour l'appréhender

Le Conseil National de la Vie associative définissait, dès 1996, 

cinq typologies de critères à partir desquels évaluer l'utilité sociale : 

  1. des critères économiques tels que le moindre coût collectif de certains services ou la contribution à la progression du taux d’activité,
  2. des critères socio-culturels, comme la lutte contre l’exclusion et les inégalités, la solidarité internationale et le développement humain, le développement durable,
  3. le lien social de proximité et à la démocratie participative,
  4. la contribution à l’innovation sociale, économique et institutionnelle,
  5. la cinquième, enfin, traitant de l’utilité sociale « interne » (issue du mode de fonctionnement de l’organisation), fait débat.


Une définition

De ces dimensions est tirée une définition synthétique. 

Est d’utilité sociale "l’activité d’un organisme d’économie sociale et solidaire qui a pour résultat et objectif « de contribuer : à la réduction des inégalités économiques et sociales, y compris par l’affirmation de nouveaux droits, à la solidarité (nationale, internationale ou locale) et à la sociabilité, à l’amélioration des conditions collectives du développement humain durable (dont font partie l’éducation, la santé, la culture, l’environnement et la démocratie)" de Gadrey, 2006.


Une volonté de ne pas figer la définition

De nombreuses publications sont présentes sur le Web, permettant de se rendre compte de la libre interprétation du sujet... Les raisons sont nombreuses :

  • Des acteurs qui souhaitent éviter de nouvelles formes de contrôle externe et un alourdissement des tâches de gestion tout comme une normalisation des pratiques faisant obstacle à l'innovation, 
  • Une production issue de la société civile déterminée par délibération entre parties prenantes,
  • La prise en compte des intérêts locaux des territoires,
  • Une institutionnalisation de l'utilité sociale et de la forme de régulation associée (tutélaire, d'insertion, quasi marchande ou conventionnée).

 

Extrait du Guide "Evaluer l'utilité sociale" de la Fédé. des Centres Sociaux de Paris

 

Des facteurs clés de succès

On peut ainsi retenir quelques facteurs de réussite dans ces démarches :

  • une réflexion stratégique sur l'intention de la démarche de suivi et/ou évaluation, 
  • une formalisation écrite, le plus en amont possible, des propres intentions des parties prenantes,
  • la confiance au cœur de la démarche,
  • le respect des spécificités de chaque projet,
  • une documentation "à l'avancement", 
  • une démarche dialoguée et participative...



> Pour vivre nos webinaires sur le sujet, c'est ici avec le réseau Sud Tiers-Lieux.

> Pour en savoir plus, c'est avec la Société Nationale de l'Evaluation par là, ou d'autres liens ici, ou encore ici

 

_Alexis 

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