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mercredi 18 mars 2026

[décrypter] "Transition versus Bifurcation ?" à Montpellier

 

Journées d'études à l'Université de Montpellier les 18 et 19 mars 2026


Prima Terra était invité à ces journées d'études organisées par l'Université de Montpellier via la Faculté d'Education et le PTL - Programme Thématique Long "Entrepreneuriat Innovation Soutenabilité".

 

Après un propos introductif questionnant le terme de "transition", comme d'une période linéaire, formelle, stable entre deux états, ne sommes-nous pas dans une période de ruptures, de bifurcations, d'explosions, de trajectoires variées ?

Dans un monde de transformations, l'éducation convoque l'apprendre à apprendre, les "pas de côté", d'autres modalités d'apprentissage pour voir, comprendre, partager autrement. L'esprit critique est de mise. 


Apprendre l'initiative sociale, à la complexité, à l'incertitude, à la vulnérabilité sont autant de pistes pour explorer cette question contemporaine. 

En somme, l'innovation et l'entrepreneuriat, au sens de la prise de risque dans les projets, sont mobilisés comme des processus fertiles pour favoriser des réponses novatrices aux enjeux de soutenabilité.

De nombreux étudiants étaient invités, dans une logique de "recherche-formation" pour favoriser des ponts entre explorations et transmission. 

 

Transition versus Bifurcation ?

Il ne s'agit pas de la même chose.

L'un est un changement progressif, le passage d'un état à l'autre.

L'autre est un passage de seuils, d'interrogations sur chaque enjeu, 

Barbara Stiegler, tout comme son père Bernard, nous rappelle que cette injonction à la nouveauté, à l'innovation n'est pas immuable.

Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, dépasse l'idée de transition énergétique en mobilisant l'idée "d'accumulation" de techniques, d'énergies mobilisées... 

Les "futurs techno-scientifiques" ne vont pas également de soi. Des questions de critères, de technologies qui solutionnent, n'est pas la seule réponse possible.

La question de la norme, des cadres, des infrastructures existantes, quelles soient politiques, technologiques, socio-culturelles s'imposent à nous, ou pas. 

 

Catherine Larrère a ensuite initié par une conférence plénière sur la question "Transition, bifurcations, crises : quels récits pour notre temps ?".

Cela débuta par un regard sur la nomination du premier Ministère de l'Environnement (1971), puis l'évolution de l'Ecologie (2000), puis de la Transition écologique et solidaire, puis Ministère de la Transition, avec de nombreux qualificatifs évoluant au gré des ministères...

Il s'agit 3 étapes d'évolution des politiques publiques environnementales ou écologiques...  

Comment suivre, nommer, tout en construisant une certaine continuité des imaginaires politiques à l’œuvre, et donc le récit mobilisé ?

  • de l'environnement au développement durable (1971-2000)
  • l'âge des transitions (2000-2017)
  • bifurcations : comment les situer, à quelle échelle ? 


Un récit n'étant jamais neutre et mobilise une hypothèse, une projection, un imaginaire...

Il est à remarquer que le terme de Nature n'est jamais présent dans ses dénominations ministérielles...

 

"Krisis", au sens grec du terme, est la notion de basculement de l'état médical d'un patient vers la mort.

Lynn White Jr, publie dans la revue Science en 1968 un article clé "Les racines historiques de notre crise écologique". Un terme employé à partir de là, et employé encore.

Le mot crise vient mobiliser l'idée que cela finira par s'arrêter... mais des philosophes, comme Dominique Bourg, constate que cela ne s'arrête pas. 

Il s'agirait d'une "crise perpétuelle". 

 

Entre "écologie superficielle" et "écologie profonde", il y a aujourd'hui une tendance à la radicalisation lexicale à l’œuvre. Il ne s'agit pourtant pas d'une simple querelle de mots.

Il est intéressant de constater la mise en place dans les années 1970 d'une triple dynamique de mobilisation :

  • l'ONU et les Etats qui initient des concertations institutionnelles sur le sujet ; 
  • les scientifiques, qui sortent de la discrétion de leurs labors et de leur neutralité statutaire pour devenir "lanceurs d'alertes" ; 
  • les ONG, dont l'appellation même est créée en cette période, pour interpeller l'opinion publique.

 

Le Club de Rome comment en 1972 son Rapport Meadows, qui est construit sur 5 modèles prédéterminés. Il s'agit d'un cri d'alerte sur l'idée que la Terre est "limitée".


2 camps vont alors s'affronter pour entrer la science économique dans le débat : 

  •  les économistes "mainstream" (Solow, Nordhaus) : qui pointent l'apport des innovations technologiques et les régulations du Marché
  • les économistes hétérodoxes dits "atterrés" (Nicholas Geoargescu-Roegen) :  qui convoquent la thermodynamique et l'entropie pour "insérer le développement économique dans les flux énergétiques de la biosphère".

 

L'idée de "bioéconomie" va naître avec René Passet en 1979 pour citer les liens entre économie et le vivant.

Le rapport Brundtland de 1987 va ainsi introduire officiellement l'expression de "développement durable". En 1988, le GIEC est créé par l'ONU et l'OMM - Organisation Météorologique Mondiale, sous la surveillance des états, pour susciter des recherches et fournir des synthèses pratiques aux gouvernements.

Il viendra conclure que l'origine des transformations climatiques est anthropique en 1970. 

 

En 1992, la Déclaration de Rio va adopter les 3 piliers du "développement durable" : 

  • environnement = vivable 
  • économique = viable
  • social = équitable. 

Les mots développement et durable seront interrogés par la suite, par G. Rist "nous avons l'économie que l'on habite", Ignacy Sachs ou encore Franck-Dominique Vivien. Entre une critique comme leurre et récit pour les nations pauvres, ou encore une projection sérieuse pour un autre modèle de développement, tel un compromis avec l'idée d'un projet utopique, il s'agira d'explorer les termes "éco-développement", "soutenable"... 

Durable gagnera la bataille des mots, mais le débat reste.

  • Développement : De pays en développement, du "Tiers-Monde" durant l'existence de l'URSS à "Pays du Sud" après la chute, telle une tension entre le Nord et le Sud.
  • Environnemental // social : entre états, entre partis politiques, entre classes sociales...
  • Economie // écologique : entre "durabilité forte" (la bioéconomie tel que le capital naturel non substituable) et "durabilité faible" (l'économie écologique comme coalition d'intérêts pour des réponses techno-scientifiques)


En 2000, avec les textes de Rio, un changement d'époque se rend visible.

  • "démocratie environnementale" : des politiques publiques environnementales,
  • "les COP" : avec un agenda politique pour les années à venir,
  • "diversité écologique"... 

C'est aussi le terme "anthropocène" qui apparait avec Paul Crutzen, comme la constatation d'une ère géologique nouvelle marquée par la capacité des humains à transformer globalement le Système Terre. 

 


A partir de 2000, le terme de "développement durable", né d'un compromis, est épuisé.  

L'économie prend le leadership intellectuel et absorbe toutL'idée de "croissance verte" prend le dessus

 

  • Le social disparait des débats.
  • Elle absorbe l'écologie.
  • Elle convoque l'idée de poursuivre la croissance (Timothée Parrique
  • Elle propose de "polluer moins pour polluer plus longtemps".

 

Le mot Transition s'installe. 

C'est cependant un concept mou, un mot faible, qui n'évoque rien de très radical.

  • Jean-Baptiste Fressoz parle de transition par accumulation des sources énergétiques 
  • Rob Hopkins parle de "villes en transition" dont l'imaginaire est bien plus fort, avec l'idée que les villes vont devoir faire face
  • Dominique Bourg et Papaux qui parle d'un "processus au cours duquel un système passe d'un régime d'équilibre dynamique à un autre", convoquant la théorie des systèmes et un vocabulaire transdisciplinaire. 

C'est un changement de phases, qui fonctionne en physique comme en transformation de système social, juridique ou économique.

 

 Nous passons d'un vocabulaire politique à un vocabulaire physique

C'est le retour de clivage entre 2 pôles :

  • transition énergétique dite "techno-solutionniste" : qui impose perspective gestionnaire, avec une gouvernance technocratique (gouverner par les experts) ou épistémécratique (gouvernement par les savants), tel que l'absence de débat sur le nucléaire comme illustration pratique, au service d'une poursuite de croissance, avec un découplage possible entre le matériel et l'immatériel ;
  • transition écologique : qui convoque la justice sociale (qui n'augmente pas les inégalités), une remise en question de la quête de croissance, des réponses plurielles véritablement alternatives.

 

"Il s'agit d'interroger l'ersatz et l'alternative", 
comme dans l'agriculture."

 

Une agriculture biologique industrielle qui tente l'emploi d'entrants non chimiques mais moins efficaces, ou d'une agriculture de petite taille, diversifiée, faiblement mécanisé... 

 

Bifurcation, une question d'échelle ? 

Des changements à la fois individuels et collectifs...

Il ne suffit pas d'additionner les changements individuels

Cela ne sera jamais le nom d'un ministère dans notre système actuel. 

On dépasse le seul vocabulaire systémique... C'est le retour de la politique !

 

Réforme ou Révolution ?

André Gorz parle d'une "écologie de l'impossible" dans le système capitaliste actuel.

C'est le retour de la radicalité des luttes de classe, tels les Soulèvements de la Terre.

Quelles pistes à explorer : 

  • Le confort de la dénonciation radicale ?
  • Un socialisme productiviste ?
  • La révolution et la prise du pouvoir central ?
  • Un monde post-capitaliste (livre J. Bachet et L. Jean-Pierre avec "Mondes postcapitalistes"), pensant le tout comme l'idée d'un délitement du système actuel ? 


Une question d'échelle, en dépassant l'écologie dite politique ?

  • Distinguer l'écologie politique de la question naturelle
  • Sauver la planète : le modèle qui l'a emporté
  • L'idée du "global au local", par un rapport d'encastrement hiérarchique. 

On ne développera pas une autre politique si l'on ne change pas d'échelle... 

 

Une autre écologie, qui ne se nomme pas.

  • réclamer la justice climatique comme un droit
  • réparer la Terre par le bas "Manifeste pour un environnementalisme ordinaire" de Nathalie Blanc
  • "pas d'écologie sans solidarités préalables, c'est une question de justice" avec l'exemple d'Emmaüs. 
L'idée est de débuter par le social pour mobiliser les autres pendants ensuite.


Pourquoi certains mots ne s'épuisent pas, comme le Capital ?

Le mot Capital est général, et ne dit pas la notion de Marx comme "des rapports aux ressources diponibles".

Les difficultés surgissent lorsqu'il s'agit de spécifier.

Les mots qui ont du succès sont ceux qui portent de l’ambiguïté... 


Est-ce que l'effondrement est incontournable ?

Avec la collapsologie et l'imaginaire des effondrements, on convoque le même levier que le "TINA There is no alternative" de Tchatcher.

Il faut remettre des perspectives positives... 



Par la suite, Muriel Guedj a animé une table ronde sur "Agir en situation d'incertitude".

 

Agir ?

Jean-Claude Ruan-Barbalan : dans mon univers, on ne parle pas de transition ni de bifurcation, mais bien de transformations majeures. Transformations spirituelles, avec le rapport aux religions extrême-orientales avec les artefacts, tels les robots, les nouvelles organisations au Maroc...

La croyance contemporaine dans l'innovation et l'entrepreneuriat est une piste critique intéressante...

Jean-Marie Courrent : d'autres formes d'entrepreneuriat, et les finalités qui les convoquent sont nombreuses aujourd'hui. Cette discipline du projet, qui est une science de gestion, qui étudier le management, qui consiste à étudier les formes organisationnelles dans le Public et le Privé, et avec elle la discipline de la Performance.

"Performance" au sens de l'efficacité recherchée face à des objectifs, et l'autre qui renvoie aux moyens par rapport aux résultats, l'efficience.

Prioriser les effets de l'activité humaine est un sujet de management. Que faut-il ? Trouver réponse à la décarbonation, minimiser la consommation des ressources...

Elena Sarah : j'explore le rapport à la performance artistique, en convoquant le temps long de la recherche artistique pour interroger les traces sur l'histoire vécu.

Olivier Tinland : nous avons besoin de concepts "pour attraper le réel". Nous avons naturellement une aversion humaine pour l'incertitude. Jung nous dit que nous n'avons pas de libre-arbitre, ayant besoin de stabilité, de projection, de planification.

J'ai besoin que tout ne soit pas incertain mais aussi d'une part d'incertitude pour agir sur l'avenir. Aristote nous dit qu'il nous faut cet "entre-deux", cette contingence qui est le domaine dans lequel on déploie l'action. 

Pour cela, nous avons mobilisé des leviers :

  • les récits mythologiques, religieux puis laïcisés le passé et l'avenir,
  • l'analyse et la gestion des risques, qui ne vaut que pas des finalités, des valeurs, des projets,
  • le pilotage planifié des ressources
  • l'assurance qui garantit des bons choix... 

 Mais cela impose d'avoir le bon cap.

 

Le "pragmatisme environnemental" de Kant

L'éco-anxiété n'est-elle pas une façon de composer avec l'impossibilité ressentie de pouvoir agir ?

Nietsche nous dit "ce n'est pas la doute mais la certitude qui nous tétanise...."

L'incertitude est devenu absente de notre époque. La tétanie des Ecologistes actuellemnt semble être une belle illustration.

Nous avions des grands récits, qui sont aujourd'hui remplacés une multitude de macro et micro-récits, d'imaginaires pluriels, tels que l'éco-socialisme ou le techno-solutionnisme.

Le "principe responsabilité", qui est le propre des nouvelles technologies, est l'archétype, avec une impossibilité prédictive de ces usages et effets possibles.

 

Chaque nouvelle technologie provoque une dynamique d'incertitudes.

C'est à la fois banal et nouveau.

Il ya des transformations profondes accélérées, des imaginaires multiples, qui viennent se croiser avec la production de pseudos savoirs, une fabrique de l'ignorance (l'agnotologie).

Est-ce que l'incertitude tétanise ?

Pas forcément. L'exemple de l'artiste.

Mais inversement c'est le profil de l'étudiant comptable, dont l'incertitude est une peur.

Mais le profil entrepreneurial la cherche, la mobilise.... 

 

Passer d'une logique de prévision à une logique d'engagement

On passe ainsi d'une logique planifiante, prédictive, à une logique de projet qui embarque des ressources, des moyens, des envies.

C'est passer de penser par avance à expérimenter par l'essai-erreur

Il s'agit de rechercher des solutions satisfaisantes plutôt que des solutions optimales.

Il s'agit d'encadrer l'incertitude, d'accepter des "pertes acceptables", un périmètre de risques acceptables.

 

Le projet est alors vu comme une perte acceptable 

Situer le niveau de satisfaction recherché et la perte acceptable est essentiel.

Cela "résonne". 

Il y a des régimes d'action.

Nous agissons dans un registre cognitif restreint, qui nous empêche de voir au-delà de ce que l'on connait, de ce qui nous semble possible.


La religion de l'innovation

Les écoles de commerce, de management, d'ingénieurs sont les diffuseurs de cette religion de l'innovation, dont les grandes entreprises sont les églises.

Le système nous contraint, nous oblige à diffuser ce message à vocation universaliste.

 

Agir, est-ce décider ou est-ce préalablement de construire les environnements favorables ? 

Dans cette époque de l'ordre de la Guerre, on voit bien qu'il n'y a pas de vision, seulement des stratégies et des régimes de pensée-action pour faire face.

Le problème est de chercher à penser au-delà du système de croyances.

L'exemple de l'innovation sociale est un marqueur, qui vient comme justifier sa place dans le système existant.

Le format actuel de la table ronde d'experts en est un autre. C'est un problème.


Agir comme pratique ?

Est-ce qu'agir consiste à rendre perceptible ce qui n'est visible ?

L'incertitude est une posture conscientisée, qui vient guider le cadre de travail, le temps long de la réflexion, les matériaux employés...

L'agir dans son territoire, celui de Sète ou plus lointain, est une clé méthodologique : avec l'eau, les algues, le littoral... tout en posant la question de ce qui restera avec le temps.

La recherche-projet et la recherche-création semblent être des processus complexes mobilisés. La recherche-action par le tiers-espace comme auto-saisine des objets à explorer semble être un processus convoqué.

Mutualiser, co-construire expérimenter ensemble sont des entrées intéressantes pour questionner et agir. Interroger l'objet, former une constellation des rencontres, des savoirs, des matières pour créer.


Complexité dans l'agir ?

Certains savoirs vont favoriser, d'autres freiner la mise en action.

  • Savoir expérimenter ou acquisition de compétences pour agir par essai-erreur
  • Savoir mobiliser ou comment se relier à des partenaires
  • Savoir donner du sens, ou comment alimenter le récit commun.
  • Des valeurs comme repères tel que savoir revendiquer, rendre visible, faire honneur à ses valeurs est un passage à l'action...

D'autres figent, paralysent, comme 

  • les savoirs normatifs,
  • les expertises
  • les codes sectoriels
  • l'excès d'informations sur un sujet technique... 


"Trop d'informations paralysent l'Action".

 

Des échelles fertiles pour l'action

Il faut des cadres favorisant :

  • Cadres institutionnels et normatifs
  • L'agentivité des acteurs ou la capacité à "composer avec"
  • La notion de "trajectoire" individuelle
  • Les réseaux d'acteurs (comme l'entrepreneuriat féminin)... 


Le passage à l'Action passe par la modification des cadres

Est-ce que la pratique artistique est en mesure de saisir de ce qui va advenir, de ce qui est en rupture ?

Comment saisir l'incertitude ?

Quels sont les marqueurs, les indicateurs ?


Pour les artistes, les ruptures sont des points d'attention...

Il s'agira d'agir dans les interstices, telle une plante qui pousse dans la faille. 

Il s'agit également de questionner là où je regarde, là où le spectateur regarde

Il s'agit de questionner l'ambiguïté, le processus de ré-adaptation, de "regardeur", de chercheur par la suite... Nommer la mise en mouvement, ce qui provoque le mouvement.

 

Quels sont les signaux faibles finalement ?

Être en capacité à observer les signaux faibles.

Les usages émergents, les veilles technologiques, écologiques... 

 

Dans la PME, le management se fait par la proximité.

Notre problème de posture est la distance dans le Temps et l'Espace.

L'économique répond à ce besoin du court terme, il nomme, chiffre, mesure cet espace-temps là.


Les écritures alternatives : narratives, bibliques, artistiques...

Ces écritures convoquent ces pas de côté. 

Nous sommes dans un momentum de standardisation du monde, plus que jamais.

L'ultra-standardisation des formes de production de la littérature scientifique, telle que la recherche anarchiste a exploré, en est une illustration.

La culture du design tente ainsi de convoquer cette mobilisation de la diversité dans la créativité.

 

La pensée robuste d'Olivier Hamant

Elle vient questionner l'idée de cohérence, de performance.

Elle ne semble pas à jeter, elle est propre à l'Homme.

Par contre, faut-il la fétichiser ? Non. Elle peut provoquer des biais cognitifs, une simplification de la réalité.

Elle semble intéressante cependant à questionner, surtout si on tente de remplacer l'efficacité par robustesse. Elle sera alors jeter par ceux qui se sentent efficace.


L'intention éclaire

Et si l'intention initiale en permettait pas de garder la trajectoire, malgré l'incertitude des moyens à l’œuvre.

Et si le pilotage par l'Impact permettait d'alimenter ce processus en mouvement ? 

 

 

Enfin, des ateliers parallèles étaient animés autour de "Modéliser une bifurcation incertaine, un paradoxe ?" ; "Rebondir (ou, mais dans quels sens ?)" et "Les nouvelles écritures de la recherche".

Le premier venait explorer l'analyse de scénarios, comprendre les différences entre transitions continues et bifurcations tout en questionnant les limites des modèles linéaires, et donc les outils prédictifs... 

Le second, un atelier d'écriture, explora le motif du rebond. Telle une balle qui rebondit de façon aléatoire, il s'agissait d'explorer l'accueil de l'imprévu, l'élan vital. C'est s'octroyer une agentivité nouvelle, un pas de côté.

Le troisième, enfin, explora les formes d'écriture alternatives issues des arts pour mieux cerner les ruptures, les bifurcations et transformations des systèmes complexes dans la recherche. Il s'agissait, en s'appuyant sur l'analyse d'une exposition du MO.CO Montpellier "Eprouver l'inconnu" de 2025, de cerner la compétence de médiation entre arts, sciences et sciences humaines et ainsi l'écriture créative comme méthode d'enquête


Pour en savoir plus sur le PTL Entrepreneuriat Innovation Soutenabilité.

Pour en savoir plus sur la Chaire qui oriagnise les résidences d'écriture d'anticipations désirables 


 _Prima Terra

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