Lu en décembre 2025
Et si, dans un monde de plus en plus instable et menaçant, la meilleure préparation aux crises était de miser sur nos liens sociaux plutôt que sur les ressources matérielles ?
C’est la proposition du Réseau des tempêtes : que chacun se tisse un robuste filet de sécurité sociale, composé d’un maximum de liens avec ses amis, sa famille, ses voisins, les secours, les autorités… ou avec n’importe qui !
Imaginez-vous pris dans une crise majeure : Qui appelez- vous en premier ? Qui allez-vous aider prioritairement ?
Ces personnes forment votre Réseau des tempêtes : un tissu dense de liens qui vous maintient à flot dans l’adversité. Et si nous élargissions ces réseaux ? Et si, face aux tempêtes à venir, le lien social devenait notre meilleure stratégie ? Ce livre propose une révolution douce, mais déterminée : se préparer aux tempêtes de tout type non par le repli, mais par l’entraide, la confiance et la solidarité. On appellerait cela le « supervivalisme ». Mieux, cette posture permettrait d’améliorer nos vies dès maintenant, sans attendre les crises.
Extrait :Le réseau des tempêtes est non seulement un rempart contre la montée des violences, c’est aussi un terreau pour arriver à inventer d’autres horizons.
L’entraide n’est pas qu’un mouvement de défense, c’est aussi un geste de création. Chaque fois que l’on met en commun du temps, des ressources, de l’attention,on contribue à construire une nouvelle culture politique, faite de liens improbables, d’espaces partagés et de conflits fertiles. C’est dans ces expériences que se dessinent les sociétés de demain.
Le lien social ne doit donc pas être confié uniquement à l’État ou au marché. Cela ne fonctionne pas (1). Il doit être d’abord créé et entretenu par un mouvement local, qui part de l’intérieur et qui s’élargit. Il doit être en permanence réinventé. Le lien social n’est pas un état statique, c’est une action, c’est un verbe. Sans cet effort constant et centrifuge, nos sociétés deviendront des coquilles vides, des structures sclérosées et hyperfragiles, soi-disant « politiques », qui se briseront à la moindre vague.
1. L’État seul ne peut gérer des biens communs. Le marché non plus. Pour cela, il faut une gouvernance locale des communs, en complémentarité avec l’État et le marché. Pour découvrir cette exaltante pensée des communs, axe complémentaire du public (État) et du privé (marché), voir les travaux de la politologue Elinor Ostrom, prix Nobel d’économie. Pour une sympathique introduction à ce concept, voir Édouard Jourdain, Les Communs, Puf, « Que sais-je ? », 2021
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_Alexis

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