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lundi 29 septembre 2014

[Lu sur le Web] Les Biens communs et la Culture du Penser qui devient Faire


Echanges libres extraits du Forum francophone des Biens communs...

A partir des éléments que tu nous a transmis, je focalise sur les points suivants :
"pour l'action, des processus reproductibles d'élaboration collective de solutions
​ ​
aborder la ville comme un système vivant, un écosystème, ... "
"processus de création commune des politiques plutôt que sur des institutions,"
"des relations entre acteurs, ..."
"Ce qui compte, en définitive, c’est de relier ceux qui sont la référence et le point d’appui des communautés"
Cela me conduit à identifier une certaine maturité des acteurs aujourd'hui à construire une "pédagogie de l'ecosystème d'affaires"*. 
Dans le monde de l'innovation entrepreneuriale, ce vocable est devenu un gimmick, mais cela témoigne justement d'une disponibilité à construire des dispositifs économiques cohérents, nourris par un foisonnement d'initiatives et de relais (plateformes) qui font masse critique pour entrainer dans la dynamique des acteurs - jusque-là non impliqués - parce que l'on parle solutions.
Certains vont immédiatement répondre "PTCE" mais je pense encore plus micro, au niveau de l'habitant.
Focaliser sur l'élaboration et la gouvernance d'ecosystèmes à l'échelle locale me semble une porte d'entrée pour des communautés exclues des flux de richesses et des acteurs insérés dans des circuits économiques obsolètes.
Autrement dit, à l'échelle individuelle, comment est-ce que je pense la transformation (ou reconstruction) de mon tissus de relations socio-économiques ? Et de quels outils je dispose pour le faire ? (les plateformes actuelles sont insuffisantes).
Dans ce contexte, comment les acteurs des communs vont-ils m'aider à donner du sens à cette transformation ? 
Et donc quelles méthodologies les acteurs des communs doivent-ils déployer dans cette perspective ?
*au sens d'un "Ensemble des relations (verticales, horizontales et transversales ; directes ou non ; formalisées ou non) entre acteurs hétérogènes guidés par la promotion d’une ressource commune et d’une idéologie qui entraîne le développement de compétences partagées (compétences écosystémiques)."

Ces questions nous amènent à chercher des réponses par des dispositifs expérimentaux associant les plateformes de communautés, d'échelle transterritoriale, en passant par les communautés d'acteurs, d'échelle territoriale et locale, en arrivant jusqu'à la micro-locale de l'acteur-usager-habitant lui-même.

Solution expérimentale open source et open utilisation. Seules les "énergies actives" en sont maîtres.


Nous tentons actuellement d'expérimenter la question à travers Terres Créatives les communautés et son implantation dans divers territoires, de la Charente (ruralité agricole et viticole à population vieillissante) à la Charente-Maritime (proximité du littoral et dynamisme locale tournée en majorité vers le tourisme) en passant par la Haute-Normandie (oligopole de villes polarisantes et proximité culturelle du Grand Paris), s'arrêtant par Saint-Ouen et le territoire de Plaine Commune ("de l'autre côté du périph'", forte capacité d'invention et de créativité urbaine citoyenne et politique, multiculturalisme et pauvreté présente...).

Des questions se font néanmoins ressentir, auxquelles nous cherchons des solutions.

- La gouvernance de la communauté locale elle-même : si la communauté est informelle, cela ne pose pas de difficulté autre que sa représentation. Si elle se trouve à générer du formel et de l'informel, une charte se fait alors sentir.
- L'animation locale : acteurs locaux, partenaires ou usagers participants aux temps.
- Le financement : à cette question, ne devrait-on pas parler davantage de ressources à mettre à contribution ? Dans ce cas, il devient incontournable de s'appuyer sur les forces en présence sur les territoires, celle-ci pouvant mettre à disposition leurs moyens.
- La possession d'idées et de projets produits collectivement : l'intérêt des communautés est de pouvoir produire des idées, des échanges par des disputes argumentées ou toute autre joute verbale propre à générer des réponses, des projets partagés. 

Vient alors la question de la propriété intellectuelle de ces informations, de son appropriation collective et des formes sociales devant les porter... Collectivité locale avec le risque d'instrumentalisation politique, acteur local pouvant l'employer comme outil d'intelligence économique ou politique, usager pouvant lâcher prise ou l'employer à des fins privés... 
La question vient-elle de notre génération oubliée, celle des retraités, souhaitant s'investir sur son territoire, rencontrer et participer à des actions variées, s'amuser et initier, transférant son expérience à l'oreille novice et attentive ?

Si vous aussi, vous souhaitez vous animer à nos côtés pour avancer sur ces questions, n'hésitez pas à nous contacter tout en allant visiter le site Terres Créatives.

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