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lundi 4 novembre 2019

Economie créative et développement durable, conférence à Strasbourg




Alexis Durand Jeanson, de PRIMA TERRA, interviendra vendredi 8 novembre 2019 à 15 h 30 à Résonances - salon européen des métiers d'arts de Strasbourg.



La conférence sera sur le thème "économie créative et développement durable, vers une révolution sensible".

Elle permettra d'exposer des exemples, des territoires et les principes directeurs issus de la recherche exploratoire portée par Prima Terra depuis 2014 sur les liens entre arts appliqués et son pendant catégoriel, les métiers d'art, l'ancrage au sein des territoires et l'innovation comme processus itératif apprenant.

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mardi 29 octobre 2019

Tiers-lieux apprenants : rencontre à Paris demain


Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra, interviendra à Paris aux Grands Voisins le 30 octobre 2019 pour une journée organisée par EPALE - ERASMUS FRANCE sur le thème des "tiers-lieux apprenants", et leurs conditions d'émergence, de développement et de pérennisation.

Nous y parlerons bien sûr du tiers-lieu apprenant modélisé par Prima Terra en 2017, ainsi que d'architecture fluide et de tiers-espace avec Hugues Bazin ou encore de nouvelles formes d'apprentissage avec Denis Cristol et bien d'autres.




> Plus d'informations ici !

mardi 15 octobre 2019

Tiers-lieux, de l'objet à émergences à l’objet de transformations


Article du 10 octobre 2019 par Alexis Durand Jeanson

Tiers-lieux. Le terme résonne fortement depuis notre première cartographie des typologies réalisée en 2014 et publiée sur wikipedia en 2015.

La cartographie à l'origine, rendue publique en 2015


Tiers-lieux. Un terme né dans la tête d’un chercheur urbaniste américain, Ray Oldenburg, en 1991, pour parler à l’origine de ces espaces urbains à l’interface entre ceux dédiés à la fonction Travail et ceux dédiés à la fonction intime du Logement.

Tiers-lieux. Une notion qui fera écho au terme de « non-lieu » de Marc Augé (diffusé à partir de 1992) puis par la proposition du terme « tiers-espace » par Jean Viard (1990), appuyé depuis par les recherches de Martin Vanier en 2013 et aux travaux du LISRA et d’un de ses chercheurs pionniers, Hugues Bazin (à partir de 2013), qui publieront sur les possibilités qu'offrent cette notion, favorable à une « architecture fluide » propre à déployer des modalités et conditions pratiques pour la recherche-action et l'innovation, qu'elle soit sociale ou territoriale.

Tiers-lieux. Une ode au « tiers-paysage » diffusé largement par Gilles Clément et son manifeste du même nom en 2004, à partir de son concept de « jardin planétaire » comme un « fragment indécidé, et constitué de l’ensemble des lieux délaissés par l’homme ». Il sera ensuite abondé par de nombreux écrits et projets portés par des artistes comme Camille They et son « jardin éco-poétique », illustrant ainsi les tiers-jardins au quotidien, comme des ilots de résistance sensible, où règne biodiversité artistique et végétale.

Tiers-lieux. Des configurations propres à repolitiser l’Espace, notamment du Travail, d’après Antoine Burret (cf. sa thèse en 2017), à participer de la construction de dynamiques socio-spatiales pour le Libre et l’Open Source (cf. les travaux de Tilios avec le wiki movilab et de son représentant le plus emblématique, Yoan Duriaux), à l’analyse fine sur le mouvement des « makers » exploré par Michel Lallement  (cf. son livre « L’âge du faire, hacking, travail, anarchie » paru en 2015) ou encore à s’opposer ou tout du moins à se définir au regard des « hyper lieux » de Michel Lussault (cf. son livre de 2017).

Tiers-lieux. Un espace propre à illustrer de façon concrète ce que peuvent être les communs du nouveau siècle, à la fois numérique, spatiaux, sociaux, de connaissance (cf. les travaux de Bretagne Créative notamment et d’un chercheur dynamique sur le sujet, Michel Briand).

Tiers-lieux. Educatifs, pédagogiques, « apprenants ». Des espaces dédiés à l’apprentissage tout au long de la vie, à l’éducation permanente comme dirait nos amis belges, au profit de l’encapacitation et donc de l’autonomisation de ses usagers (cf. les actions du Centre Michel Serres Nantes et de sa directrice, Florence Bazzoli).

Tiers-lieux. Usages, usagers, assistance à maîtrise d’usage. De nouveaux métiers émergent, se structurent, s’étoffent, où la facilitation, l’animation communautaire  et l’encapacitation sont certainement les fils directeurs. On y trouve les métiers de « concierge dictateur bienveillant », de « facilitateur d’intelligence collective », de « fabmanager » et  de « happy officer » en phases d’exploitation de l’espace, ou encore « d’assistance à maîtrise d’usage » lorsque l’on arrive en phase amont, lors de la conception (cf. l'observatoire AMU Occitanie et le livre blanc du réseau AMU France publié en 2019).

Et nous n’aurions pas terminé à définir le tiers-lieu par ses multiples facettes qui le compose, à l’image des évolutions portées lors de la Biennale Internationale de Design de Saint Etienne en 2017.


Cartographie réinterprétée et amendée pour l'expérience "Fork the world" à l'occasion
de la Biennale Internationale de Design de Saint Etienne en 2017


Ainsi, suite à une demande exponentielle depuis 2015 pour employer, partager et travailler à l’aide de notre cartographie des espaces hybrides, voici venu le temps d’un article permettant de faire le point sur ses composantes analytiques.

Des espaces hybrides, d’entre-deux, de la micro-utopie concrète au kolkhoze fordiste

Réalisée à l’époque dans le cadre de l’Institut du Design Territorial créé à Nantes en 2014 avec l’outil en ligne Obsidienne, carnet de notes de recherche ouvert à tous, la cartographie s’est enrichie d’année en année d’éléments complémentaires permettant de déclarer qu’elle se base sur l’analyse de plus de 1 000 lieux observés en France et dans le monde francophone. 

Elle repose néanmoins toujours sur 4 enjeux clés et un transversal. Explications.

Cartographie des espaces hybrides dans sa dernière version, toujours en bêta,
 réalisée par Prima Terra publiée en 2018


Tout d’abord, il faut saisir que les enjeux ne sont pas opposables à première vue dans les tiers-lieux, ces derniers pouvant être amenés à porter en leur sein l’ensemble des composantes. C’est particulièrement le cas d’un certain nombre d’espace de coworking comme ceux labellisés par Relais d’entreprise ou encore par les médiathèques type troisième lieu.

Cependant, chaque lieu étant unique de par son implantation géographique, son territoire, la culture locale qui l’infuse que cette cartographie doit être lue comme un outil d’aide à l’analyse et à la décision.

  • En haut, l’enjeu sociétal se situe face à l’enjeu du bas, l’enjeu entrepreneurial.

Nous avons pu constater que les lieux qui portaient en eux le projet de participer de la transformation de la société avaient souvent un plus faible intérêt à investir le champ de l’entrepreneuriat, sans pour autant provoquer une absence de qualité d’entreprenance, propre à la majorité de ces lieux.

  • A gauche, l’enjeu des biens communs, semble faire se distinguer de l’enjeu de marchandisation qui se trouve à droite, l’un demandant la réalisation d’actions au profit de la Connaissance au profit de tous, le second donnant lieu à la production de services, biens et connaissances au profit de quelques-uns.

On observe malgré tout une très forte hybridation entre ces deux composantes, souvent liées à l’obligation d’équilibre économique de ces lieux, avec des modèles de partenariat public – privé voire populations également.

  • Enfin, l’enjeu transversal de la gouvernance a été placé, renvoyant aux quatre enjeux précédents.

En effet, nous observons lieu après lieu que la question du gouvernement politique et stratégique et de la gestion sociale, juridique et opérationnelle avaient une influence conséquente sur la manière dont ces lieux peuvent porter, ou non, les quatre enjeux dans leurs projets.

Ensuite, nous avons souhaité indiqué des éléments propres distinguant les typologies de lieux les uns des autres. Ainsi, les ZAD vont intrinsèquement exister sur la base d’une lutte communautaire, alors que, à l’opposé, les fablabs intégrés, implantés dans les entreprises, notamment industrielles, vont se distinguer par l’intrapreneuriat, l’innovation de rupture et le choix de cultiver une attractivité d’employeur.

Le tiers-lieu, un objet transitoire pour entrevoir la nouvelle société aux contours encore flous

Ainsi, le tiers-lieu, est aujourd’hui un objet socio-spatial pouvant à la fois exprimer l’idée d’émergence porté par une minorité tout comme celle de transition, avec les communautés intentionnelles pour dire comme les Québécois, les habitats participatifs ou encore les fablabs de quartiers, mais aussi d’expérimentation, de diffusion et d’acceptation de nouveautés, technologiques, managériales ou sociales, avec les espaces de travail partagés, les média labs ou les living labs.

Nous avons ainsi développé des cartographies du processus métier d’initiateur et animateur de tiers-lieu, les modalités pour l’apprenance, le processus pour forger une communauté, etc. que nous mettons à disposition de nos clients et partenaires.

Cela n’est donc pas terminé, ce monde n’est pas encore totalement stabilisé, institutionnalisé et normalisé (cf. cet article) … 

Rendez-vous donc pour la suite des explorations dans les nouveaux territoires !

mercredi 9 octobre 2019

Groupe scolaire de Beauzelle - un projet No Watt avec l'Assistance à Maîtrise d'Usage

Dans le cadre de la campagne "Rénovation énergétique des bâtiments publics" de la Banque des Territoires - Caisse des Dépôts, "une priorité du grand plan d'investissement pour favoriser les économies d'énergies, réduire les émissions de CO² et encourager le développement des énergies propres", une journée dédiée avait été organisée le 24 septembre 2019 à Paris.





Dans ce cadre, Mathilde Cota, de PRIMA TERRA, et Pascal Lanselle, de VIE TO B, étaient invités à intervenir pour présenter une intervention phare de rénovation d'un bâtiment public en région Occitanie, le groupe scolaire "Les Écureuils et les Chênes" sur la commune de Beauzelle. 

Ce projet a été coordonnée par Prima Terra, en partenariat avec Vie to B.

Voici la vidéo de présentation, avec la voix de Mathilde Cota :




Retour écrit sur l'opération.




Le groupe scolaire à l'époque (image Ecozimut)


L'opération consistait à rénover un groupe scolaire comprenant une école élémentaire de 11 classes, une école maternelle de 5 classes, un ALAE, un espace de restauration. Une extension limitée sera prévue dans la zone de restauration et dans la zone d'accueil élémentaire.

Les travaux prévus incluaient notamment le désamiantage du site, la mise en accessibilité, l’amélioration des performances énergétiques, le traitement des façades, la réfection des toitures terrasses, la création d'un espace restauration, la démolition de préfabriqués, l’aménagement des accès et parkings.

Pour mener à bien le suivi des usages et accompagner au changement aussi bien le personnel que les parents des enfants, la commune s’est engagé en faisant appel à une Assistance à Maîtrise d’Usage.

La démarche d’Assistance à Maîtrise d’Usage revêt une importance particulière qui permettra de mieux utiliser les potentialités du bâtiment afin de répondre de façon la plus efficiente possible aux besoins des différents usagers : enfants, parents, associations et professionnels tout en leur donnant les moyens de solutionner par eux-mêmes les modalités de la future gestion.

L'inclusion de chaque acteur concerné par le bâtiment pose de nombreuses questions :

• Comment faire pour que les occupants s'approprient leurs espaces ? Comment les motiver sur l'objectif énergétique ? Comment améliorer encore la qualité de vie ? 
• Quel organe gère les liens usagers / bâtiment ? Comment faire remonter les doléances ?Comment sont prises les décisions ? 
• Quelles sont les contraintes imposées, quelle marche à suivre en cas de non-respect des règles ?

Pour bien vivre la performance énergétique, les usagers doivent être impliqués sur ces questions. Et il est essentiel de coopérer pour avancer durablement.

Pour cela, plusieurs outils ont été conçus et testés dans le cadre de la démarche de Recherche - Transmission - Innovation de PRIMA TERRA. 

En voici les principaux :
  • L'arbre du projet politique et stratégique
  • La cartographie des parties prenantes
  • La cartographie des besoins, usages et attentes
  • Le plan des usages futurs
  • Une formation-action pour les élus, techniciens et professionnels du projet


L'opération a ainsi reçu le soutien de la Région Occitanie, grâce au dispositif "Bâtiments No Watt", permettant de participer au financement de l'AMU.


Le projet ensuite proposé par l'agence C+2B Architecture fut le suivant (gif de l'agence extrait de leur site web).



Contactez-nous pour en savoir plus sur notre expertise en AMU Globale, avec nos travaux de Recherche-Action, actions pilotes et formations-actions pour les élus et techniciens d'opérations publiques ou privées !

Nous sommes notamment à l'origine de l'observatoire-réseau régional AMU Occitanie, qui est le référent technique de la Région Occitanie sur le sujet, et membre actif du réseau national AMU France, qui publiera ces prochains jours le premier livre blanc de l'AMU, préfacé par le Plan Bâtiment Durable et soutenu entre autres par la Caisse des Dépôts.

vendredi 4 octobre 2019

Interview sur les "tiers-lieux éducatifs" par un étudiant de l'ESPE Paris

Dans le cadre de sa première année de master "pratique et ingénierie de la formation" à l'ESPE de Paris, Grégoire Rouyer devait effectuer une recherche sur les "tiers lieux éducatifs".

En explorant l'écosystème de Prima Terra, il s'est rapproché de nous pour échanger avec nous et mieux comprendre notre regard sur le sujet.

Retour d'échanges !


1) Bonjour Alexis Durand Jeanson. 
Pour commencer, quel est votre parcours et qu'est ce qui vous a amené à travailler sur les tiers lieux éducatifs ?

​Je suis paysagiste de formation initiale avec un complément de formation en systèmes de management intégré et management par projets. 
Depuis 2010 à mon compte avec Prima Terra que j'ai cofondé, nous avons accompagné de nombreux projets en lien avec l'Espace public et collectif, l'aménagement et les politiques territoires, la plupart très expérimentaux, tout en créant des associations-réseaux qui avaient tous pour objectif de décloisonner les démarches, tester, se relier à d'autres réflexions, métisser les pratiques, écrire les histoires vécues. Une forme d'apprenance finalement !

Le passage dans le monde de la Recherche-Action à partir de 2013 fut la suite logique : comment modéliser chaque projet pour bénéficier d'un effet d'expériences partageables et mobilisables systématiquement, dans une logique de culture wiki, au service du Bien commun ? 

La recherche-action fut la démarche, le tiers-lieu éducatif le fil rouge, même si non conscient à l'époque.

A partir de 2013, nous avons pointé du doigt des sujets qui étaient à l'époque émergents comme les tiers-lieux, le creative management, l'apprenance, l'assistance à maîtrise d'usage, la société collaborative, etc. et pouvaient permettre de nourrir les possibilités de coopération autour de l'intérêt collectif, territorial et général.​ 

Ainsi, après avoir travaillé sur les tiers-lieux à partir de 2014 et l'apprenance à partir de 2015, j'ai relié les deux sujets et cela a donné le concept de "tiers-lieux apprenants".


2) Pour vous, quel est la définition d'un tiers lieux éducatifs ? Avez-vous quelques exemples à me citer que vous avez pu mettre en place ?

Je vous conseille d'aller lire l'article qui est une première synthèse de nos réflexions sur le sujet : ​https://www.linkedin.com/pulse/apprendre-aujourdhui-à-lécole-demain-partout-alexis-durand-jeanson/





Le schéma directeur élaboré par Prima Terra



Comme vous le voyez, nous ne nommons pas tiers-lieu éducatif mais apprenant, car la différence nous semble importante. L'une parle d'une fonction portée généralement par l'Etat, dans une logique sociétale, éduquer le peuple, alors que l'autre questionne le sens donné à la capacité de chaque personne de se former, de se nourrir intellectuellement et manuellement, de s'épanouir et grandir en somme.

​En termes d'exemples, nous pouvons notamment citer l'accompagnement pour le réseau des Maisons de la Vie Etudiante dans les campus universitaire basé sur le cas pratique de la MDE du Campus de Poitiers, le travail sur la Faculté de Médecine Pharmacie de Poitiers ou encore au sein du Réseau CANOPE , avec des formations-actions en créativité et innovation, qui nous donna l'opportunité d'être aux côtés de l'équipe de l'Atelier Canopé La Martinique.

Je pense également à l'accompagnement expérimental de la commune de Lorrez le Bocage Préaux en Seine et Marne, qui eu pour but de faire basculer un ancien lieu d'art contemporain en milieu rural de 300 m² en un lieu croisant Maison de Services au Public, Médiathèque type troisième lieu et tiers-lieu villageois. Cela donna la Coop', un véritable tiers-lieux à visées culturelles, éducatives, sociales.


3) Quelles sont les limites du tiers lieux éducatifs ?

La cartographie des tiers-lieux élaborée par Prima Terra, reprise pour la Biennale de Design de St Etienne 2017


​D'après nous, un tiers-lieu est un espace physique avant tout, mobilisant un ensemble de conditions (un certain nombre d'usagers, un sentiment et une réalité d'auto-gestion, une logique matérialiste et philosophique de biens communs, etc.), de pratiques (accessibilité, fonctionnement souple, un partage des décisions, etc.), d'usages (tous ou presque dans la limite de tolérance du collectif habitant !) et de formes sociales (sentiment d'appartenance à une communauté, de pratiques et de savoirs si possible, de destin lorsque les membres sont très engagés !) dans un périmètre donné (qui peut-être l'espace physique, hybride donc physique et virtuel, le quartier, la place de village, etc.). 

Parler de tiers-lieux éducatifs posent un problème dans le champ sémantique. En parlant d'éducation, vous ne parlez pas de l'apprentissage tout au long de la vie par l'individu ou le collectif mais bien de la façon de mettre cela en place (ou pas).​ Les limites sont liés au nom lui-même ! 
Il faudrait penser le lieu comme un système intégré dans un écosystème d'apprentissage plus large, avec de l'apprentissage formel, informel, synchrone, asynchrone, non plus des fonctions déterminées à l'avance mais des espaces d'intérêt, d'histoires communes. Remettre ces lieux éducatifs et/ou pédagogiques dans une trace historique, civilisationnelle, pour qu'ils fassent sens non plus comme équipement ou outil de politique publique mais comme marqueur et symbole dont peut être fier cette communauté de vie.

Cela impose de passer d'un paradigme de la fonctionnalité, avec le risque de l'utilitarisme de l'éducation, à une dimension d'apprentissage et d'épanouissement individuel, collectif et territorial. Toute une révolution pour les politiques publiques ...


4) Connaissez-vous d'autres personnes ou associations travaillant sur cette notion ?

Je vous conseille d'aller voir ces acteurs :

Réseau PAYSAGES, qui est un réseau de recherche-transmission sur les paysages et l'apprenance ;

Christine Leblanc-Sitaud, qui actionne l'idée de transition digitale pour booster la créativité et l'intelligence collective ;

Xavier Garnier, qui travaille sur les nouveaux formats pédagogiques en classe ;

Maryvonne Dussaux, chercheuse, qui travaille sur les politiques publiques de l'éducation ;

Florence Bazzoli avec le Centre Michel Serres Nantes, qui travaille sur l'échelle des territoires apprenants ;

Florent Orsoni avec le Lab Ville durable de l'EDNA école de design implantée à Nantes, qui questionne les liens entre design et l'urbanité durable ;

Hugues Bazin, qui questionne l'architecture fluide de la recherche-action pour agir autrement, au quotidien ;

Cécile Joly du CNFPT qui travaille sur les interfaces entre labs et communautés apprenantes dans la Fonction Publique Territoriale ;

ainsi que la communauté en ligne "tiers-lieux éducatifs".​ 

Et il y en a bien d'autres, je suis désolé du caractère non exhaustif !


Un entretien stimulant, qui permet de se remettre en question, merci à lui.
Etudiants, vous êtes les bienvenus !

[publication] De la pensée design à la maîtrise usagère


Comme vous le savez, votre partenaire Prima Terra et son écosystème coopératif questionne depuis 2013 l'idée de maîtrise d'usage (avec l'association-réseau Via Paysage), cette approche consistant à fournir aux usagers d'un espace, bâti ou extérieur (jardin, place publique, etc.) les moyens de s'approprier les enjeux de celui-ci pour trouver de nouvelles solutions, par eux-mêmes et avec d'autres acteurs du territoire (maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'oeuvre, collectivités, collectifs, entreprises ...).

De l'autre, depuis 2015 - et l'arrivée d'une collègue designer au sein de PRIMA TERRA (Sonia Woelfflin, pour ceux qui la connaissent), nous travaillons également sur les capacités et potentiels méthodologiques de la culture design dans les projets.

Ainsi, il nous semblait pertinent de croiser ces deux axes de recherche pour en arriver à un article de premier décryptage, en prévision d'un livre blanc qui sortira ces prochaines semaines sur l'Assistance à Maîtrise d'Usage, réalisé en tant que membres du réseau national AMU FRANCE.

Pour lire l'article, c'est ici !

D'ici quelques jours, il sera rediffusé sur nos réseaux sociaux.
Dépêchez-vous et profitez de votre temps d'avance !

Bien entendu, nous serions heureux de lire votre analyse, votre avis voire votre retour d'expériences sur le sujet.

A bientôt dans les nouveaux territoires explorés par Prima Terra.

Alexis Durand-Jeanson

jeudi 26 septembre 2019

Tiers-lieux : pensons les fabriques ensemble !

Article de décryptage méthodologique de l'AMI Tiers-lieux lancé par le Gouvernement Français en 2019

L'Etat avait lancé le 17 juin 2019 une journée à la Cité Fertile en Ile-de-France pour annoncer la politique nationale dédiée aux espaces hybrides, sous l'énoncé "Nouveaux lieux, nouveaux liens - L'Etat s'engage pour les tiers-lieux dans les territoires".
A cette occasion, un futur Conseil National des Tiers-lieux avait été initié, rassemblant 300 acteurs de cette dynamique socio-spatiale, permettant de construire à terme une coopérative chargée de rassembler, fédérer, organiser et animer la filière tiers-lieux. Votre serviteur faisait d'ailleurs parti des invités.

Aucun texte alternatif pour cette image
L'été arrivant, un appel à manifestation d'intérêt est sorti permettant à des acteurs publics et variés, des territoires puissent se rendre identifiables selon deux entrées.
  • La première, en présentant un projet de "Fabrique numérique de territoire", avec une localisation dans un quartier prioritaire ou à proximité, portant des activités numériques et avec un renforcement de son action en compétences numériques et appropriation technologique par les habitants ;
  • La seconde, en tant que "Fabrique de territoire", à savoir un lieu ressource pour le réseau de tiers-lieux du territoire, donc les systèmes coopératifs, de nouvelles formes d'apprentissage par le faire, donc l'apprenance et la montée en compétences numériques.
Vous pouvez retrouver toutes les informations ici.
Cela peut permettre d'obtenir entre 50 000 et 150 000 euros par projet !
Etant depuis 2014 en exploration pratique et conceptuelle sur le sujet, et ceux connexes comme l'apprenance, l'assistance à maîtrise d'usage globale, l'innovation territoriale ou les réseaux de coopération inter-filière (cf. ici avec le portail espaces hybrides et les articles ici, à cet endroit ou ), plusieurs acteurs et territoires sont revenus vers moi pour les soutenir méthodologiquement dans la conception et l'élaboration stratégique du projet.
Dans une logique de coopération ouverte, je vous livre ici quelques-unes des ressources que je mobilise dans ce cadre.
Parmi les éléments importants à avoir en tête dans le cadre de l'ingénierie projet à proposer, voici les principaux, au regard des critères d'évaluation des dossiers :
Complexe, vous ne trouvez pas ?
Alors, si vous aussi, vous souhaitez un regard extérieur sur votre projet, contactez-nous !
Alexis Durand Jeanson, PRIMA TERRA alexis@prima-terra.fr