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vendredi 28 avril 2017

Le Manifeste de l'#Obsidienne : des lieux partagés à la Société de la Connaissance !


Nous vivons une période particulière, où la règle de la concurrence n’est plus de mise mais semble encore le mot de rigueur, quand ce n'est pas celui de la méfiance ou de la défiance. Nous pensons, collectif réunit initialement autour de l’Institut du Design Territorial et aujourd’hui autour de Prima Terra, qu’il est temps de passer à un autre temps, un autre regard, une autre attitude vis-à-vis de l’autre, celui qui agit sur le même marché.
C’est ainsi le cas dans le domaine des tiers-lieux, des espaces partagés, des espaces communs de l’habitat, etc. où des structures variées, des chercheurs indépendants, des consultants... accompagnent la mise en place de ces lieux collectifs qui permettent la mutualisation de ressources, la rencontre, l’échange et l’ancrage.
Nous pensons qu’il est grand temps que ces acteurs se réunissent pour inventer ensemble des pratiques permettant de partager des expériences, des outils, inventer des initiatives communes où le bénéficiaire serait le multiple. 
Faire réseau ou inventer ensemble plutôt que contre
C’est ce que nous appelons l’#Obsidienne, à la fois réseau d’acteurs et d’initiatives qui veulent faire oeuvre commune, observatoire partagé de ce que l’on retrouve dans ces “espaces hybrides”, telles que des pratiques sociales, spatiales, culturelles... qui font territoire. 
Car le territoire est la finalité.
L'Obsidienne ou une pierre volcanique comme symbole
L’Obsidienne doit (se) nourrir (de) cette envie que nous avons de participer d’un dessein commun, ce que le mot habiter peut exprimer.
Le nom n’est pas anodin et vient d’une idée fertile d’André Brouchet comme il en a tant.
A la fois dure, coupante et puissante comme peut l’être la force du collectif dans un tiers-lieu, un espace partagé, qu’il soit urbain et public dans la Rue, collectif et commun dans un logement ou encore un espace hybride, où dimensions numérique, physique, sociale, culturelle, mentale ne font qu’une. 
Elle est née d'une lave acide, comme l'est souvent l'accouchement d'un projet collectif, dans la création d'un Nous, ou le Moi n'est cependant pas balayé, mis de côté mais bien élevé par la rencontre, la confrontation, l'acceptation de l'Autre.
Mais elle est aussi fragile, comme peut l’être une dynamique sociale portée par quelques-uns lorsqu'elle n'est pas soutenue, nourrie, stimulée de nouveaux regards créatifs ...
L’Obsidienne comme flèche défricheuse d’une autre Société
Ainsi, cette pierre sera notre symbole, notre bannière et notre volonté, pour construire des liens et des liants pour faire territoire, entre Science et Société, entre lieux collectifs et espace public, entre habiter et travailler ...
Pour cela, nous imaginons quelques possibles de ce que l'Obsidienne pourrait apporter : 
La recherche, car la science pourrait bénéficier des dynamiques et des matériaux récoltés, au profit de tous, sans exception, dans la continuité des travaux du Movilab, du collectif Ville-Campagne ou du réseau de l’AMU ; le chercheur, vous, moi, ou l’universitaire, n’étant plus mis de côté dans le projet mais bien au “coeur” de la pratique ;
Le lieu, car il pourrait acquérir une visibilité particulière à l’échelle du réseau Obsidienne, comme espace de partages, d’expérimentations et de modélisation, participant d’un réseau des utopies réalisables ;
Le collectif, car les pratiques sociales pourraient être partagées, analysées, légitimées par les travaux de recherche-action produits ;
Le consultant, car il pourrait ainsi gagner en visibilité en s’associant à d’autres, en contribuant à écrire une histoire commune, au-delà des concurrences de surface, se constituant d'un réseau des réseaux des “lieux qui font territoire” ;
Le territoire, car il pourrait ainsi bénéficier d’une mise en réseau avec d’autres territoires pilotes, renforçant ses liens avec ses habitants et autres hommes et lieux-réseaux, participant ainsi de la création d'un nouveau territoire où le mot territoire ferait sens, au-delà d'une marque, d'une compétition de "zones" et de l'arrogance "d'un mieux chez moi que chez l'autre".
L'Obsidienne peut-être cela, en moins, en mieux, en différent mais peut-être si vous le voulez.
La volonté est de votre côté, la proposition est la nôtre.
Pour tout cela, et bien plus encore qu’il reste à écrire et partager, nous vous donnons rendez-vous les 3, 4 et 5 juillet 2017 aux 1ères Assises Nationales Sciences Société à Montpellier pour écrire ce que sera l’#Obsidienne.

> Vous pouvez également, à tout moment, contribuer aux réflexions, analyses, mises en réseau et initiatives sur le dossier partagé de l'Obsidienne [lien]!

Au plaisir d’échanger, d’organiser et vous retrouver à des temps communs,
A très bientôt,

Alexis, pour le collectif #Obsidienne

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