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lundi 10 août 2015

[tourisme] Penser le "Slow Tourisme" pour fabriquer une étreinte intime entre le voyageur et le territoire


Focus sur une tendance lourde, le "slow tourisme" ... qui peut permettre de fabriquer une autre relation, intime, entre le voyageur et le territoire d'accueil.


Le mouvement "slow" serait né en Italie au début des années 80, autour du concept de slowfood. "Se présentant comme une alternative au phénomène du fastfood et, plus largement de la fast life, le phénomène slow s'est par la suite étendu à d'autres secteurs économiques, dont le tourisme", explique le secrétariat d'Etat. 


Copyright : Studio Patten


Se référant aux chiffres de l'Organisation mondiale du tourisme, il indique que "la croissance du secteur du tourisme vert se situait entre 10 et 20% ces dernières années".

De façon générale, le slow tourisme se caractérise par une relation de proximité avec leur environnement visité, une expérience authentique (en opposition avec la "ludification touristique") et un rythme quotidien doux.
Selon le secrétaire d'Etat chargé de la promotion du tourisme, "le slowtourisme/écotourisme est une façon de voyager centrée autour de la recherche d'une expérience authentique, le besoin de prendre son temps, de respecter son environnement et de vivre au plus près de la population locale. 
Il se caractérise par la recherche de circuits moins empruntés et privilégiant des modes de transports moins polluants". 
C'est une "filière touristique fortement liée à l'écotourisme et toutes les formes de tourisme prônant une expérience authentique et proche de la nature. Elle regroupe plusieurs formes de tourisme centrés sur l'itinérance, les mobilités douces comme le cyclotourisme, le tourisme fluvial, les chemins de fer touristiques ou encore la randonnée".

Concrètement, le "slow tourisme" est composé de 5 composantes, selon le Secrétaire d’État chargé de la promotion du tourisme :

  • des modes de déplacements doux (train, navigation sur de petites embarcations à voile, à rame ou à moteur, vélo, cheval, randonnée pédestre, roulotte, etc.) : 
  • le choix de structures à taille humaine, "ancrées dans leur terroir et leur environnement pour les activités des vacances" ; 
  • la préférence pour des modes d'hébergement "qui permettent de nouer des liens avec les habitants ou avec la nature" (gîte, chambre d'hôte, hébergement chez l'habitant ou en collaboratif, etc.) ; 
  • "suivre le rythme de la vie et des traditions locales", notamment en favorisant le "tourisme collaboratif" ; 
  • une approche "plus écologique et solidaire" du voyage ou des vacances.

Une approche de la "découverte voyageuse" repensée, permettant de tisser un lien étroit, intime, cultivant l'individualité et la collectivité authentique entre la terre d'accueil momentanée et l'individu en quête d'itinérance pleine de sens, de rencontres, de découvertes culinaires et géographiques, pour vivre l'expérience du territoire véritable. 

A la recherche du voyage phylocalique finalement.

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