Abonnez-vous à la newsletter "Longue-Vue" !

lundi 22 juin 2015

[lecture du jour] Vers une entreprise libérée ?


"L'entreprise libérée est une question de philosophie, ses créateurs... des anti-bureaucrates", lecture d'un article paru dans Le Monde le 4 juin 2015.

Et si l'art du nouveau management consistait à ne plus avoir de "chef" ?
On assisterait, d'après l'auteur Isaac Getz, professeur à l'ESCP Europe, à la transformation du rôle des dirigeants de "chef" et "bureaucrate" à celui de facilitateur, cherchant à ce que les individus trouvent eux-mêmes des solutions pour la vie de l'entreprise, ceux-ci devenant alors "dispensables".

Qu'en pensez-vous ?

Cette vision n'est-elle pas davantage adaptée aux dirigeants "contractuelles", PDG, DG... élu pour leurs compétences, leurs expériences passées que le chef d'entreprise fondateur, ayant fabriqué de toutes pièces l'entreprise et cherchant à tout prix à la voir grandir, la développer, en rester le chef.

Ces deux profils n'empêchent pas en effet d'imaginer une nouvelle façon d'être dirigeant, ne s'appuyant plus sur son niveau hiérarchique, ses études, son élection mandatée par les actionnaires à celle d'un leadership bienveillant, actif, au service de l'entreprise ancrée, organique et systémique, basée sur l'intuition créative, la confiance mutuelle et la coopération associée à la fabrication d'un sentiment d'appartenance.

La question de la légitimité se rencontre souvent, lorsque l'entreprise ayant évolué, le dirigeant ayant perdu une vision stratégique, la référence aux valeurs des débuts,ainsi que la volonté et le charisme pour porter, tout du moins seul, l'organisation.

C'est alors que la question du Patrimoine de cette dernière a toute sa place, permettant de puiser dans ce qui a fait le passé de l'entreprise, son histoire et ses histoires, sa gloire pour en révéler les atouts, les points d'ancrage, le sens à donner à l'histoire présente et future, permettant de se renouveler sans toutefois se compromettre, s'effacer, s'oublier.

Enfin, il nous semble important que l'entreprise n'oublie pas ce pour quoi elle s'est installée à tel endroit, sur cette terre qui est la sienne, son territoire d'accroche, son terreau originel.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire